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Vallée-Jonction (municipalité)

Un article de la La Mémoire du Québec (2022).

  • Superficie - 24,41 km2.


  • Éphémérides :


1832
(21 et 22 mai 1832) Important débordement de la rivière Chaudière.
1851
(30 octobre 1851) Important débordement de la rivière Chaudière.
1875
Mise en service du chemin de fer entre Lévis et Vallée-Jonction par la compagnie Levis and Kennebec Railway fondée en 1870 par Louis-Napoléon Larochelle et Charles Armstrong Scott.
1877
James Lyndon ouvre un magasin à proximité du site de Vallée-Jonction.
1881
Mise en service du chemin de fer entre Sherbrooke et Québec par la Sherbrooke and Eastern Townships Railway Company ; ce chemin de fer croise celui de la Levis and Kennebec Railway à Vallée-Jonction.
La Compagnie Levis and Kennebec déclare faillite et ses actifs sont achetés par la Sherbrooke and Eastern Townships Railway Company qui adopte le nom de Quebec Central Railway Company.
1883
Ouverture d'un bureau de poste sous le nom de Beauce-Jonction.
1885
(Printemps 1885) Important débordement de la rivière Chaudière.
1891
Inauguration du chemin de fer entre Beauce-Jonction et Lac-Mégantic.
1896
(14 au 22 avril 1896) Important débordement de la rivière Chaudière entraînant la destructionn du pont ferroviaire.
1898
(10 novembre 1898) Érection canonique de la paroisse de L'Enfant-Jésus par détachement de celles de Sainte-Marie et de Saint-Joseph ; son territoire couvre une partie des seigneuies de Sainte-Marie et Saint-Joseph.
1899
(4 janvier 1989) Ouverture des registres de la paroisse de L'Enfant-Jésus.
1900
(9 mars 1900) Constitution de la municipalité de la paroisse de L'Enfant-Jésus-de-Vallée-Jonction.
1906
Établissement des religieuses de Saint-François-d'Assise.
1909
(19 septembre 1909) Fondation de la Caisse populaire de L'Enfant-Jésus de Beauce-Jonction.
1911
La municipalité compte 1 031 habitants.
1912
(16 avril 1912) Important débordement de la rivière Chaudière.
1917
Construction de la gare.
(17-19 juin et 30-31 juillet 1917) Important débordement de la rivière Chaudière entraînant la destruction du pont ferroviaire.
1919
Liquidation de la Caisse populaire de L'Enfant-Jésus de Beauce-Jonction.
1920
(27 mars 1920) Important débordement de la rivière Chaudière.
1921
La municipalité compte 1 294 habitants.
1922
Le bureau de poste de Beauce-Jonction prend le nom de Vallée-Jonction.
1924
(29 décembre 1924) Constitution de la municipalité du village de L'Enfant-Jésus par détachement de celle de la paroisse de l'Enfant-Jésus-de-Vallée-Jonction.
1928
(7-8 avril 1928) Important débordement de la rivière Chaudière.
1931
La population du village de l'Enfant-Jésus est de 1 066 habitants, celle de la paroisse, 341.
1932
Mise en exploitation de la fabrique de chaussure The Valley Shoe Co. de Vital Cliche soutenu par Édouard Lacroix ; l'entreprise deviendra Souliers de la Vallée Inc..
1936
(13 au 20 mars 1936) Important débordement de la rivière Chaudière.
1941
La population du village est de 1 175 habitants, celle de la paroisse, 330. (17 mars) Fondation de la Caisse populaire de Beauce-Jonction.
1947
(7 mai 1947) Important débordement de la rivière Chaudière.
1949
La municipalité du village de L'Enfant-Jésus adopte le nom de Vallée-Jonction.
1951
La population de Vallée-Jonction est de 1 279 habitants, celle de la L'Enfant-Jésus, 389. (5 avril) Important débordement de la rivière Chaudière.
1957
(20-21 décembre 1957) Important débordement de la rivière Chaudière.
1961
La population de Vallée-Jonction est de 1 405 habitants, celle de l'Enfant-Jésus, 440.
1965
Mise en exploitation de l'abattoir Turcotte et Turmel qui deviendra le Groupe Olymel.
1971
La population de Vallée-Jonction est de 1 295 habitants, celle de L'Enfant-Jésus, 566.
1981
La population de Vallée-Jonction est de 1 200 habitants, celle de L'Enfant-Jésus, 696.
1982
(19 avril) 1982 Important débordement de la rivière Chaudière.
1986
(30 mars 1986) Important débordement de la rivière Chaudière.
1989
(22 mars 1989) Regroupement des municipalités de L'Enfant-Jésus et de Vallée-Jonction sous le nom de cette dernière.
1991
(7-15 avril 1991) Important débordement de la rivière Chaudière.
2000
La population de Vallée-Jonction est de 1 923 habitants.
2006
(20-21 octobre 2006) Une pluie abondante (70 mm) s'abat sur la région de la Chaudière-Appalache au cours de la nuit, cause le débordement de la rivière Chaudière, de la rivière du Sud, de la rivière Bécancour et de leurs affluents et entraîne l'inondation de nombreuses maisons et bâtiments et, en conséquence, l'évacuation de dizaines de résidants d'Armagh, Beauceville, Notre-Dame-des-Pins, Saint-Côme-de-Linière, Sainte-Marie, Saint-Georges, Saint-Joseph, Saint-Pierre-de-Broughton, Scott et Vallée-Jonction.
(26 novembre 2006) Les syndiqués de l'abattoir de la compagnie Olymel à Vallée-Jonction rejettent à 99,5 % la demande de la compagnie de réduire les coûts de main-d'oeuvre par 30 % ; cet abattoir est le plus important du Québec ; la compagnie Olymel, propriété à 60 % de la Coopérative Fédérée, avait indiqué qu'elle envisagerait la fermeture de l'usine d'abattage de porcs (capacité de 37 500 porcs par semaine) si les syndiqués rejetaient sa demande.
2007 (14 janvier 2007) La demande de la compagnie Olymel de réduire de 30 % ses coûts de main-d'oeuvre est rejetée par 99,3 % de 736 de ses 1 100 syndiqués de son abattoir de Vallée-Jonction réunis à Tring-Jonction.
(30 janvier 2007, en après-midi) Les demandes modifiées de la compagnie Olymel de réduire le coûts de main-d'oeuvre de son abattoir de Vallée-Jonction sont rejetées par 97 % de 862 de ses 1 100 syndiqués réunis en assemblée.
(30 janvier 2007, en soirée) Le conseil d'administration de la compagnie Olymel prend acte de cette décision et annonce que les activités de son abattoir cesseront le 25 mai 2007 et que chacun de ses employés en sera avisé par la poste le lendemain, 31 janvier 2007 ; le négociateur d'Olymel est Lucien Bouchard. (9 février) À la suite de pressions de la part d'un conciliateur du ministère du Travail du Québec, la compagnie Olymel modifie sa dernière offre et demande au syndicat de la soumettre de nouveau à ses membres. (11 février) La proposition déclarée ultime par la compagnie Olymel est rejetée par 52,9 % de 745 de ses 1 100 syndiqués réunis en assemblée générale (la seule différence entre les deux dernières offres de la compagnie est le report à 6 mois de la date de mise en vigueur des réductions de coût de main-d'oeuvre). Le conciliateur du ministère du Travail fait une recommandation que le Syndicat et la compagnie Olymel acceptent de soumettre à leurs autorités ; les syndiqués sont convoqués en assemblée le 13 février.
(12 février 2007) Le gouvernement du Québec affirme qu'il n'investira pas d'argent dans l'abattoir d'Olymel, mais qu'avec la Fédération des producteurs de porcs, il prépare un plan pour que les porcs produits au Québec puissent être abattus au Québec après la fermeture de l'abattoir de Vallée-Jonction. (13 février) La recommandation du conciliateur du ministère du Travail (qui comportait des modifications mineures comparativement à la dernière offre modifiée de la compagnie) est acceptée par 62 % de 856 des 1 100 syndiqués de la compagnie Olymel de Vallée-Jonction réunis en assemblée générale.
2008
(18 avril2008) Les salariés du secteur de la découpe d'Olymel cessent spontanément le travail pour protester contre la suspension de 2 des leurs sans que la procédure prévue à la convention collective ait été suivie par l'employeur ; cet arrêt de travail entraîne la paralysie de l'usine pendant 2 quarts de travail. (19 avril) En dépit de la recommandation de l'exécutif du syndicat, 575 des 1 200 salariés d'Olymel réunis en assemblée décident à 78 % de poursuivre leur grève.
2010
La population de Vallée-Jonction est de 1 928 habitants.
2013
(11 août 2013) Une fuite d'amoniac dans l'usine d'Olymel entraîne l'évacuation des 350 employés du quart du soir de l'usine ; ils ont été transportés par mesure de précaution dans les hôpitaux de Lévis et de Saint-Georges et ont obtenu leur congé. La fuite d'amoniac a été co;matée mais l'usine où travaillent 1 000 employés, est demeurerée fermée jusqu'à nouvel ordre.
(19 août 2013) Reprise des opération à l'usine d'Olymel.
2019
(7 janvier 2019, peu avant 7 h) Un incendie détruit un poulailler de la ferme Bercy abritant 15 000 poulets à Vallée-Jonction. Lorsque les pompiers sont arrivés, le feu s'était généralisé aux trois étages du bâtiment agricole ; l'édifice s'est effondré une quarantaine de minutes après l'arrivée des pompiers. ; les causes de l'incendie étaient inconnues.
2021
(29 avril 2021) Les quelque 1 500 travailleurs d'Olymel déclenchent une grève illimitée.
(6 mai 2021) Le syndicat des travailleurs de la compagnie à Vallée-Jonction dénonce et accuse la direction de l'entreprise d'avoir fuité des «informations trompeuses» au sujet des négociations en cours. Nota : la convention collective a expiré le 1er avril 2021.
(31 août 2021) Les quelque 1 500 travailleurs d'Olymel mettent fin à leur grève.
2023
(14 ou 15 avril 2023) Olymel annonce qu'elle mettra fin au quart de travail du soir à compter du 15 septembre 2023 et, en conséquence elle procédera à la mise à pied de 994 personnes à son usine de Vallée-Jonction et qu'à compter du 22 décembre 2023, elle fermera complètement son usine de Vallée-Jonction..

  • Patrie :


Lucien Cliche.
Vital Cliche.

  • Attraits :


Le plus important centre ferroviaire de la Beauce.
Gare ferroviaire patrimoniale (1917) de la compagnie de chemin de fer Canadien Pacifique ; loge le Centre d'interprétation ferroviaire de Vallée-Jonction.

  • Sports :


Ski alpin ; 5 pentes.
Ski de fond ; 50 km.

  • Économie :


Abattoir et transformation (abattage et découpe) du porc de la compagnie Olymel (1 100 employés).

  • Toponymie :


En choisissant l'Enfant Jésus comme patron de la paroisse, Mgr Louis-Nazaire Bégin, évêque de Québec (1898-1925), ayant déjà érigé les paroisses Saint-Joseph et Sainte-Marie, complétait son projet de mettre les paroisses qu'il érigeraient sous le patronage de la sainte Famille.
Vallée-Jonction rappelle le souvenir d'une dame Vallée qui disposait d'un bac permettant de traverser la rivière Chaudière à cet endroit ; Jonction évoque le point de rencontre du chemin de fer Lévis-Sherbrooke avec le branchement remontant la rivière Chaudière vers Saint-Georges et Lac-Frontière.

  • Repères géographiques :


Sur le versant droit du bassin du Saint-Laurent.
Au nord de Saint-Georges, sur la rivière Chaudière.
Diocèse de Québec.
Municipalité régionale de comté de La Nouvelle-Beauce.
Région touristique de la Chaudière-Appalaches.

  • Accès : Route 112 x Route 173 ou Autoroute 73.

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