Sorella (Adela)

Un article de la La Mémoire du Québec (2022).

  • En 2001, Adela Sorella a été opérée pour une tumeur au cerveau ; lors de l'opération le canal lacrimogène a été coupé de sorte qu'elle ne peut pleurer ; de plus, l'opération l'a laissée paralysée dans certaines parties de son visage.

Le 27 novembre 2007, Adela Sorella avait tenté de se suicider, mais elle avait été sauvée in extremis par André Carrière, un chauffeur de camion qui l'avait interceptée alors qu'elle allait se jeter du garde-fous d'un saut-de-mouton du boulevard Pie IX à Laval.
En mars 2008, elle avait de nouveau tenté de se suicider en avalant une surdose de médicaments.
Entre 2006 et 2008, elle avait tenté 3 fois de se suicider
2009
Le 31 mars 2009, en après-midi, les cadavres de Amanda De Vito, 9 ans, et de sa soeur Sabrina De Vito, 8 ans, sont découverts par leur grand-mère dans leur résidence de la rue de L'Adjudant dans le quartier Duvernay à Laval ; ils étaient les enfants de Giuseppe De Vito et d'Adela Sorella ; celle-ci, qui avait quitté la résidence vers 16 h, le 31 mars, est arrêtée vers 15 h, le 1er avril 2009, lorsque son véhicule heurte un poteau dans le rang Saint-François de Laval ; l'état d'esprit de madame Sorella ne permet pas aux policiers de l'interroger immédiatement au sujet de la mort de ses deux filles ; elle sera plus tard accusée des meurtres prémédités de ses deux filles.
En juin 2009, un psychiatre chargé de déterminer si Madame Sorella est apte à subir un procès, la déclare apte à subir un procès.
2010
Le 24 juin 2010, elle demande d'être remise en liberté sous conditions en attendant le début de l'enquête préliminaire sur les meurtres de ses enfants ; après 14 mois de détention, elle est remise en liberté sous conditions et sous une caution de 25 000 $ fournie par sa tante chez qui elle devra résider.
Le 18 août 2009, Adela Sorella est accusée de vol d'électricité (environ 20 000 $ d'octobre 2001 à septembre 2008) à sa luxueuse résidence de Duvernay.
Au mois d'août 2010, Madame Sorella subit son enquête préliminaire au sujet des meurtres de ses filles..
Le 4 octobre 2010, Giuseppe De Vito, l'ex époux, de Madame Sorella, est arrêté à Laval près d'un commerce situé sur l'autoroute Laval en vertu d'un mandat émis contre lui dans le cadre de l'Opération Colisée.
Le 17 février 2012, Guseppe De Vito est reconnu coupable de gangstérisme et d'importation illégale de 120 kg de cocaïne à Montréal.
Le 9 avril 2013, Madame Adela Sorella nie sa culpabilité à l'accusation d'avoir délibérément tué ses deux filles. Les deux filles pourraient avoir été mises l'une à la suite de l'autre dans un tube hyperbarique dans lequel la jeune Sabrina était soignée à la maison pour l'arthrite juvénile dont elle souffrait ; ce tube devient hermétique en le fermant avec les fermetures-éclairs ; il devient mortel si, en plus, on retire le tube qui l'alimente en oxygène quand on l'utilise selon ses fins ; dans l'éventualité où l'alimentation en oxygène est coupée, la personne qui est dans le tube ne s'en aperçoit pas, elle se sent d'abord fatiguée, puis elle s'endort, puis décède silencieusement. Cette mort ne laisse aucune trace ni sur le corps ni à l'intérieur du corps.
Le 24 juin 2013, après plus de 3 jours de délibérations, un jury (5 hommes et 7 femmes) reconnaît Adela Sorella, 47 ans, coupable des meurtres prémédités de ses deux filles ; le juge Carol Cohen de la Cour supérieure du Québec condamne alors Adela Sorella à la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant d'avoir purgé 25 ans de sa peine derrière les barreaux.
Le 8 juillet 2013, vers minuit, un gardien du pénitencier de Donnacona qui faisait sa ronde trouve Giuseppe De Vito inconscient sur le sol de sa cellule ; l'autopsie révèlera qu'il était décédé par empoisonnement au cyanure.
Le 19 juillet 2013, Me Guy Poupart, l'avocat de madame Sorella porte le verdict du jury à la Cour d'appel du Québec invoquant des erreurs de la juge dans son adresse au jury prononcé le 24 juin précédent ; selon l'avocat, la juge avait erré en ne permettant pas à Madame Sorella de présenter une défense suggérant que quelqu'un d'autre pouvait avoir tué ses deux filles.
2014
En 2014, la famille de John Scottia, un vendeur d'autos, met la main sur les garages de De Vito enregistrés au nom de Madame Sorella sur les boulevards Métropolitain et Provencher dans l'arrondissement Saint-Léonard de Montréal ; le prix de la transaction est de 2,2 millions $ alors que l'évaluation municipale est de 3,5 millions $.
2016
Le 15 novembre 2016, Le Journal de Montréal rapporte que Madame Sorella, la veuve de Giuseppe De Vito, a vendu pour 120 000 $ des immeubles commerciaux de son mari à Marco et Vincenzo Renda afin d'acquitter une dette envers Revenu Québec ; l'évaluation municipale de ces immeubles était alors de plus de 240 000 $. Revenu Canada avait déjà saisi un autre immeuble de De Vito et l'avait revendu pour 43 519 $ alors que l'évaluation municipale était de 311 200 $.
2017
Le 6 juin 2017, Le Journal de Montréal rapporte qu'Adela Sorella s'adresse de nouveau à la Cour d'appel du Québec pour que celle-ci ordonne la tenue d'un nouveau procès.
Son procureur invoque des erreurs dans la procédure, telle le visionnement par le jury de l'interrogatoire de Madame Sorella exécuté par les enquêteurs et les directives viciées du juge aux jurés en ce qui a trait à l'application du doute raisonnable. La Cour d'appel prend cette cause en délibéré sans donner la date où elle rendra sa décision.
Le 4 décembre 2017, la Cour d'appel ordonne la tenue d'un nouveau procès pour Madame Sorella parce que, selon la haute cour, la juge Carol Cohen avait fait des erreurs dans l'adresse qu'elle avait faite aux jurés à la fin du procès.
Le 5 mars 2019, au terme du deuxième procès, le jury n'ayant pas retenu la défense de troubles mentaux, madame Sorella est de nouveau reconnue coupable des meurtres non prémédités de ses deux filles.
Le 26 juin 2019, la juge Sophie Bourque condamne Madame Sorella à la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant d'avoir purgé 10 ans de sa peine derrière les barreaux. Madame Sorella en appelle de cette décision à la Cour d'appel du Québec.
2020
Le 11 juillet 2020, The Gazette (cahier City, page A7) rapporte que Madame Sorella sera libérée de prison pendant que la Cour d'appel étudiera la contestation de sa condamnation.
2022
En mars 2022, trois juges de la Cour d'appel du Québec conviennent unanimement que la juge Sophie Bourque qui avait présidé le procès avait erré en ne permettant pas à la défense de soumettre la théorie que le crime organisé pouvait avoir été impliqué dans l'assassinat des filles. La Cour d'appel a annulé le verdict du jury et ordonné la tenue d'un nouveau procès pour madame Sorella.
Le 29 septembre 2022, La Cour suprême du Canada refuse d'entendre la requête de la Couronne de renverser la décision de la Cour d'appel du Québec émise en mars 2022.
La cause de madame Sorella devrait être reprise en octobre 2022.
2023
Le 19 décembre 2023, Le Journal de Montréal-JdeM, en page 3, rapporte que, après 14 ans de procédure judiciaire, Adela Sorella a été acquittée du meurtre de ses deux fillettes par la juge Myriam Lachance de la Cour supérieure du Québec. Jusqu'à celui-ci, Madame Sorella avait fait l'objet de 2 procès qui s'étaient soldés par des verdicts de culpabilité ensuite annulés par la Cour d'appel.
Le troisième procès a été plaidé devant juge et jurés.
Les avocats de madame Sorella auraient donc réussi à semer un doute raisonnable dans l'esprit des jurés.
2024
Le 22 janvier 2024), La Couronne annonce qu'elle ne portera pas cette décision en appel.

NOTA : Le médecin légiste n'avait pas été en mesure de déterminer la cause médicale de la mort des fillettes mais, après un processus d'élimination de toutes les autres causes possibles, il avait conclu à une mort par asphyxie.



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