MacNeil (Jamie Ronald)
Un article de la La Mémoire du Québec (2022).
- Le 3 juin 2005, vers 2 h 40, Éric Laurence, 35 ans, est abattu de 3 balles à la tête à sa sortie du Bar Super Sexe de la rue Sainte-Catherine Ouest à Montréal ; son assassin aurait dit avant de l'abattre «Good luck, mother fucker» ; Laurence avait des liens avec le crime organisé dont il voulait se défaire ; il connaissait plusieurs de ceux qui ont été appréhendés lors de l'Opération Printemps 2001 ; le 12 mai 2006, Jamie Ronald MacNeil, 23 ans, est appréhendé à Cartierville et accusé de meurtre prémédité relativement au décès d'Éric Laurence.
Des témoins oculaires avaient fourni une description du tireur, et des caméras vidéo ont enregistré une partie des événements s'étant déroulés avant le meurtre où l'on peut y voir deux suspects. Par la suite, un échantillon d'ADN prélevé avait permis d'associer MacNeil à un mégot de cigarette qui avait été récupéré sur les lieux du meurtre d'Éric Lafrance.
MacNeil voulait en appeler de sa condamnation, citant notamment que le juge au tribunal de première instance avait erré en acceptant la preuve d'ADN parce qu'il prétendait que la prise d'échantillon avait brimé son droit à la vie privée. MacNeil contestait aussi les instructions du juge au jury portant sur les éléments entourant une accusation de meurtre prémédité.
La Cour d'appel du Québec avait unanimement rejeté l'appel de MacNeil, précisant qu'il avait bénéficié d'un procès juste, et que les preuves contre lui étaient accablantes.
Le 11 mars 2008, après n'avoir délibéré que quelques heures, un jury déclare Jamie Ronald MacNeil coupable du meurtre prémédité d'Éric Laurence, puis, le juge Marc David condamne MacNeil à la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant d'avoir purgé 25 ans de sa peine derrière les barreaux.
Le 24 octobre 2013, La Cour suprême du Canada refuse d'entendre la cause de Jamie Ronald MacNeil.
