Laliberté (Alexandra)
Un article de la La Mémoire du Québec (2022).
- Le 12 novembre 2012, Sarah Cousineau-Denis, 19 ans, de Knowlton (Lac-Brome), conduisait une automobile Mercedes accompagnée de deux passagères ; la jeune femme conduisait à 105 km/h dans une zone de 50 km/h lorsqu'elle a perdu le contrôle de sa voiture qui a fait une embardée à la sortie d'une courbe sur le chemin Bondville de Lac-Brome et a embouti un arbre ; les deux passagères ont été tuées sur le coup.
Le 17 octobre 2013, Sarah Cousineau-Denis est l'objet d'un mandat d'arrestation pour répondre à deux accusations de conduite dangereuse ayant causé la mort de Natasha Lavigne, 18 ans, de Lac-Brome et d'Alexandra Laliberté, 19 ans de Cowansville.
Mlle Cousineau Denis, une athlète (équitation) est blessée dans l'accident.
Elle s'est présentée elle-même en compagnie de ses parents devant le magistrat le 18 octobre 2013 et elle a été libérée sous conditions (caution de 2 000 $) en attendant le déroulement des procédures, mais son permis de conduire est confisqué.
Le 2 juin 2014, Sarah Cousineau-Denis, 20 ans, reconnaît sa culpabilité aux deux accusations de conduite dangereuse ayant causé la mort qui pesaient contre elle et est condamnée à 2 ans de prison et 2 années de probation.
Le 28 octobre 2015, la Commission des libérations conditionnelles statue que Madame Cousineau-Denis passera les trois derniers mois de sa peine en maison de transition.
La Voix de l'Est
4 juin 2015 5h00
Partager
Accident mortel à Lac-Brome : sentence réduite pour Sarah Cousineau Denis
Pascal Faucher
Condamnée pour avoir tué ses deux passagères lors d'une embardée avec sa voiture, Sarah Cousineau Denis purgera une peine de prison plus courte que prévu.
La Cour d'appel statue que la sentence de la jeune femme de Lac-Brome devait être fixée à 24 mois d'incarcération au lieu de 30. En contrepartie, Mme Cousineau Denis devra effectuer 100 heures de travaux communautaires et sera soumise à une probation de deux ans, à sa sortie de prison.
Dans sa décision dévoilée hier, le plus haut tribunal du Québec soutient que le juge de première instance «a commis une erreur de principe en mettant en doute les facteurs atténuants que sont les remords et l'empathie envers les familles des victimes», indiquent les juges Nicole Duval Hesler, François Doyon et Nicholas Kasier.
«Certains de ses propos sont fondés sur des conjectures et s'éloignent sans raison des rapports d'experts, pourtant non contredits, notamment le rapport présentenciel et l'expertise psychiatrique.»
La durée de l'interdiction de conduire de cinq ans imposée à Mme Cousineau Denis, 21 ans, est aussi réduite. Au lieu d'être comptée à partir de sa sortie de prison, elle est désormais calculée à partir du début des procédures judiciaires entamées un an après l'embardée survenue le 12 novembre 2012, chemin Bondville à Lac-Brome.
À bord d'une voiture de marque Mercedes qui lui appartenait, l'accusée a, ce jour-là, roulé à 105 km/h dans une zone de 50, provoquant une embardée qui a coûté la vie à Alexandra Laliberté et Natasha Lavigne, respectivement âgées de 19 et 18 ans.
Mme Cousineau Denis, qui a plaidé coupable aux deux chefs d'accusation de conduite dangereuse causant la mort qui pesaient contre elle, avait été condamnée à 30 mois de prison, le 4 février dernier. Elle ne s'est pas exprimée lors des audiences, en cour, laissant la parole à son avocat, Me Pierre Poupart.
Prise de conscience
Ce manque d'empathie apparent avait choqué les familles des victimes. Le porte-parole de l'une d'elles affirme aujourd'hui que la nouvelle sentence leur apparaît plus convenable.
«Pour nous, c'est une peine plus lourde, dit David Jones, l'oncle de Natasha Lavigne, joint hier. Il y avait une prise de conscience qui lui faisait défaut. Là, elle aura un suivi et elle devra travailler, ce qu'elle n'a jamais fait. Pour elle, ce sera une introduction à la vraie vie.»
Il espère que Mme Cousineau Denis «comprenne un jour la gravité de son geste délibéré».
«C'est pas un accident de rouler à plus de deux fois la limite permise, dit-il. Mon beau-frère et ma belle-soeur seront éternellement privés de belles expériences. Les familles resteront dévastées pour toujours parce que deux filles sont mortes inutilement.»
«On n'a jamais voulu vengeance, mais justice. La conduite dangereuse, c'est un vrai problème.»
Les parents de l'accusée, Alain Cousineau et Josée Denis, n'ont pas rappelé La Voix de l'Est.
