Grenon (Marc-André)
Un article de la La Mémoire du Québec (2022).
- Le 3 juillet 2000, une femme âgée de 20 ans est agressée et laissée pour morte dans le secteur Sainte-Foi de Québec ; l'identité de cette victime est protégée par la Cour.
Le 30 novembre 2018, la Sûreté du Québec-SQ rouvre son enquête sur l'agression de Guylaine Potvin à la suite d'un reportage du journaliste Jean-François Guérin diffusé sur cette affaire lors de l'émission J.E. sur le réseau TVA .
Le matin du 28 avril 2000, le cadavre nu de Guylaine Potvin, 19 ans, une étudiante du Cégep de Jonquière originaire de Saint-Eugène-d'Argentenay, est découvert dans sa chambre de la résidence d'étudiants de la rue Panet dans le secteur Jonquière de la ville de Saguenay ; lors de sa découverte, la jeune femme, était dans son lit ; son corps nu présentait des marques de violence ; l'autopsie a révélé qu'elle avait été battue, violée, puis étranglée ; des liquides biologiques - contenant de l'ADN (acide désoxyribonucléique) - avaient été trouvés sur ces pièces à conviction ; il s'est avéré que des comparaisons ont été effectuées entre son ADN et celle trouvée sur ces pièces à conviction.
Or, vingt ans après les faits, grâce à une filature ayant permis aux enquêteurs de la Sûreté du Québec (SQ) de récupérer un gobelet et deux pailles jetés dans une poubelle par Marc-André Grenon, des comparaisons ont finalement pu être effectuées entre l'ADN de Grenon et l'ADN trouvé sur des pièces à conviction prélevées à l'époque sur la scène du crime, mais le profil de l'agresseur ne figurait pas alors dans les dossiers des enquêteurs de la Division des disparitions et des dossiers non-résolus de la Sûreté du Québec-SQ.
Le 12 octobre 2022, Marc-André Grenon, 47 ans, un résidant de Granby est accusé à Saguenay d'agression sexuelle grave sur Guylaine Potvin et du meurtre prémédité de celle-ci commis en 2000. Grenon était connu dans les milieux criminels pour des infractions reliées aux stupéfiants.
Ce sont des preuves d'ADN récoltées tant chez Guylaine Potvin que chez une autre femme assassinée à Québec en 2000 qui ont permis de relier les deux meurtres à Marc-André Grenon.
En 2023, Marc-André Grenon, 48 ans, a été arrêté à Granby et il a été accusé d'agression sexuelle grave et du meurtre prémédité de Guylaine Potvin.
Selon la docteure Caroline Tanguay, pathologiste judiciaire, qui comparaissait au procès de Grenon, accusé de meurtre du meurtre prémédité et d'agression sexuelle grave. Les crimes ont été commis 24 ans auparavant. Guylaine Potvin, une étudiante de 19 ans, avait été retrouvée morte le 28 avril 2000 dans son appartement de Jonquière, aujourd'hui un arrondissement de la ville de Saguenay.
Selon la pathologiste judiciaire, Guylaine Potvin a subi de multiples blessures et est finalement morte par strangulation, dans son appartement de Jonquière il y a près de 24 ans, a déclaré mardi la pathologiste judiciaire.
Le 16 janvier 2024, Le Devoir (page A4) annonce le début du procès de Grenon ; Grenon assistera à son procès depuis le box des accusés.
Le 1er février 2024, témoignant au procès de Grenon, la biologiste judiciaire Caroline Paquet déclare que des échantillons d'ADN prélevés à plusieurs endroits sur la scène du meurtre, sur le corps de la victime, sur un T-Shirt qu'elle portait et sur des traces de sang prélevé sur une ceinture et sur une boîte de condoms trouvée sur les lieux ; un profil masculin inconnu était ressorti de ces analyses sans qu'il soit possible de l'associer à qui que ce soit.
Le 23 mars 2024, Marc-André Grenon, reconnu coupable en février du meurtre prémédité de Guylaine Potvin, porte sa cause en PPWL ; Ses avocats reprochent au juge François huot d'avoir ouvert la possibilité d'un verdict de meurtre prémédité
NOTA :
Saint-Eugène-d'Argentenay est une municipalité du Québec, faisant partie de la municipalité régionale de comté de Maria-Chapdelaine, située dans la région administrative de Saguenay-Lac-Saint-Jean. Elle est nommée en l'honneur de l'abbé Joseph-Eugène Bédard. Wikipédia
