Dorion (Antoine-Aimé)
Un article de la La Mémoire du Québec (2022).
- Homme de loi (avocat) né en 1818 (17 janvier 1818) dans la seigneurie de Sainte-Anne-de-la-Pérade (33)*.
Fils de Pierre-Antoine Dorion. Petit-fils de Pierre Bureau. Frère de Jean-Baptiste-Éric Dorion et de Wilfrid Dorion. Oncle de Charles-Édouard Dorion et d'Achille Dorion.
Beau-père de Christophe-Alphonse Geoffrion et du docteur Jean-Baptiste Trestler.
Études au Séminaire de Nicolet et cléricature auprès de Côme-Séraphin Cherrier.
Bâtonnier du Barreau de Montréal (1852, 1861-1862, 1873-1875).
Gendre de Jean-Joseph Troestler.
Père de la lignée Dorion Trestler d'Amérique ; épouse Iphigénie Trestler à Montréal en 1848 (12 août 1848) ; de cette union sont issus un fils et 3 filles dont Eulalie Dorion (mariée à Christophe-Alphonse Geoffrion).
En janvier 1852, il contribue à la fondation du journal Le Pays, l'organe du Parti rouge.
Membre de l'Institut canadien de Montréal et chef du Parti rouge, deux organismes combattus par Mgr Ignace Bourget, évêque de Montréal.
Député de la Cité-de-Montréal (1854-1861), puis d'Hochelaga (1862-1867) à la Chambre d'assemblée du Canada-Uni.
Procureur général du Bas-Canada dans le Gouvernement Macdonald-Dorion (1863-1864).
Opposé à la Confédération, en 1866, il dirige l'opposition du Canada-Est aux propositions de la Conférence de Québec.
Député du Parti libéral du Canada-PLC d'Hochelaga (1867-1872), puis de Napierville (1872-1874) à la Chambre des communes-Cdesc.
Ministre de la Justice du Canada dans le cabinet d'Alexander Mackenzie (1873-1874) ; il démissionne du cabinet .
Bâtonnier du Barreau de la province de Québec (1873-1874).
Juge et juge en chef de la Cour du banc de la reine-CBR (1874-1891).
Président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal-SJBM (1874-1875).
Décès à Montréal en 1891 (31 mai 1891).
- Distinctions :
Créé chevalier (Sir) par la reine d'Angleterre le 4 octobre 1877.
Le nom de la rue Dorion de Montréal honore sa mémoire comme celui de la municipalité de Vaudreuil-Dorion et celui du canton de Dorion proclamé en 1920 et situé au sud de la réserve faunique de La Vérendrye dans la région de
l'Outaouais.
Source :
Dictionnaire des parlementaires du Québec 1792-1992 (Les Presses de l'Université Laval à Québec, 1993)
