Plante (Valérie)

Un article de la La Mémoire du Québec (2022).

  • Femme de sciences (anthropologue) née en 1974 (14 juin 1974) à Rouyn-Noranda.

Études à la Faculté de l'éducation permanente de l'Université de Montréal-UdeM, (certificat en intervention en milieu multiethnique, 1998) et à la Faculté des Arts et des Sciences de l'Université de Montréal-UdeM (maîtrise en muséologie, 2001)
Conseillère du district de Sainte-Marie de l'arrondissement Ville-Marie au Conseil municipal de Montréal (2013-2017)
Élue (51,9 %)à la direction du Parti municipal Projet Montréal.
Maire de Montréal (5 novembre 2017-) ; elle est la première femme à être élue au poste de maire de Montréal.
Le 20 octobr 2020, elle est l'objet de menaces de mort par Vincent Rochette, 23 ans, du Quartier Villeray-Parc-Extension. Rochette est accusé d'avoir, le ou vers le 8 sptembre 2020, menacé Madame Plante de la tuer ou de la blesser ; ces menaces ont fait que Madame Plante a eu des craintes pour sa sécurité ou pour la sécurité de son entourage. Madame Plante rappelle qu'en 2019, elle avait reçu des menaces après qu'elle eut manifesté son opposition au projet de loi de l'Assemblée nationale sur la laïcitédes instances de l'état québécois.

Opinion publiée en 2018 par l'Office québécois de la langue française :

Au Québec, le choix de l'appellation féminine de la fonction de maire s'est fixé sur mairesse.

L'emploi de mairesse pour désigner « l'épouse de » et non « la femme qui possède le titre » n'a cessé de décroître depuis quelques décennies; aujourd'hui, la mairesse n'est plus l'épouse du maire. Cet usage est vieilli ou familier. Au Québec, le fait même de réserver une appellation de personne pour désigner une femme selon le poste de son mari, plutôt qu'une femme occupant elle-même la fonction, disparaît. C'est ce que l'on observe aussi dans le cas de ambassadrice, désignant non pas l'épouse d'un ambassadeur (comme l'indiquent certains dictionnaires), mais bien la diplomate.

Les dictionnaires québécois consignent une mairesse pour désigner la femme qui est élue à la direction d'une administration municipale, tout en relevant aussi l'emploi de l'épicène maire (une maire). La position de l'Office québécois de la langue française correspond d'ailleurs à ce constat : l'organisme privilégie en effet l'usage de mairesse, forme régulière (au sens de « qui suit la règle »), mais accepte l'emploi de une maire.

Pour leur part, les ouvrages européens indiquent que l'appellation mairesse peut désigner soit la femme du maire (non pas sans réserves quant à un usage vieilli ou par plaisanterie), soit la femme qui occupe elle-même le poste à la mairie (même si cet usage est parfois marqué comme rare, en France). En ce qui concerne le nom maire, ces ouvrages mentionnent qu'il est soit strictement masculin (madame le maire), soit épicène (madame la maire). Malgré cela, la forme épicène commence à se répandre en France dans le monde municipal. En Belgique, les deux appellations, la mairesse et la maire, sont admises.

Il est permis de croire que le nombre grandissant d'élues à la direction d'une administration municipale contribue à fixer un usage prédominant pour ces titres de fonction au féminin. Dans le domaine de la politique, comme dans bien d'autres, le choix des appellations féminines relève souvent de considérations à la fois linguistiques et sociologiques. À ce propos, rappelons que le Québec a depuis longtemps adopté les appellations féminines de fonction comme la députée, la première ministre, la chef de cabinet (ou, plus rarement, la cheffe de cabinet), la sénatrice, la gouverneure générale, etc.

Signalons par ailleurs que le terme bourgmestre, qui désigne l'équivalent de la fonction de maire, notamment en Belgique et en Suisse, est de plus en plus attesté dans sa forme épicène (le ou la bourgmestre).


Pour en savoir plus sur les appellations de personnes au féminin, vous pouvez consulter la section Féminisation et rédaction épicène, dans laquelle vous trouverez une liste alphabétique de formes féminines ainsi qu'une présentation des principes qui ont servi à son élaboration. Vous y trouverez également un article sur la formation des noms féminins en -esse.


Article rédigé en 2018


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