Bastien (Mario)

Un article de la La Mémoire du Québec (2022).

  • En 1995, Mario Bastien est condamné à 3 ans de pénitencier pour menaces, harcellement téléphoniques et agression armée.

En 1997, au 2/3 de sa peine, les autorités carcérales refusent de lui accorder une libération conditionnelle, les psychiatres qui l'avaient examiné ayant conclu qu'il était un pédophile dangereux.
En 1998, Bastien est remis en liberté.
Le 21 janvier 2000, il est de nouveau arrêté et condamné à un an de prison pour fraudes, menaces et introductions par effraction.
Emprisonné à Trois-Rivières, le directeur de la prison provinciale, qui ne connaît pas la décision de la Commission canadienne des libérations conditionnelles de 1997, le libère le 21 mars 2000.
Le 30 mai 2000, apprenant que Bastien a été vu par des psychiatres, la Commission provinciale des libérations conditionnelles demande de prendre connaissance de leur évaluation ; ces évaluations ne sont pas remises à la commission.
Le 4 août 2000, Alexandre Livernoche, 13 ans, est enlevé, agressé sexuellement, assassiné, puis enterré dans une sablière à Sorel ; Mario Bastien était alors en absence temporaire de la prison lorsqu'il a été arrêté pour l'agression et le meurtre du jeune Livernoche.
En août 2000, Mario Bastien est accusé de meurtre prémédité relativement au meurtre d'Alexandre Livernoche.
Le 13 juin 2001, à la suite de son procès, Bastien est reconnu coupable du meurtre du jeune Livernoche et il est automatiquement condamné à la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant d'avoir purgé 25 ans de sa peine derrière les barreaux.
Plus tard, on apprendra que Mario Bastien avait été libéré quelques mois avant de commettre ce meurtre en raison de la surpopulation carcérale à la prison de Trois-Rivières. Il purgeait alors une peine de prison pour un autre crime. Le ministre de la Justice de l'époque a même reconnu que le pédophile et meurtrier avait été libéré trop tôt à ce moment.
En septembre 2022, Bastien devient éligible à une libération conditionnelle. Sylvie Girard, la mère d'Alexandre Livernoche exprime son opposition à la libération de Bastien.
Un rapport daté de 1997 soumis à la Commission canadienne des libérations conditionnelles avait considéré Bastien comme un pédophile dangereux, mais, en 2004, La Presse rapportait que ce rapport n'avait pas été transmis à la Commission québécoise des libérations conditionnelles. (Le Journal de Montréal, 11 septembre 2022, page 3).

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