Labrie (Christine)

Un article de la La Mémoire du Québec (2022).

  • Enseignante née en 1987 (28 septembre 1987) à Sherbrooke.

Études au Collège François-Xavier-Garneau, à l'Université d'Ottawa (doctorat en histoire des femmes), à l'Université Laval à Québec (certificat en sociologie, 2010), à l'Université de Sherbrooke (baccalauréat en histoire et cheminement en informatique appliquée à l'histoire).
Elle s'intéresse particulièrement aux questions d'histoire des femmes et du droit des femmes.
Soutenance de son mémoire intitulé «Manière d'être femme sans être mère : une enquête d'histoire orale sur le rapport au genre des Québécoises sans enfant avant la révolution sexuelle.
Professeure à l'Université de Sherbrooke.
Députée du parti Québec Solidaire-QS de Sherbrooke à l'Assemblée nationale du Québec-ANQ (1er octobre 2018-).
Études à l'Université de Sherbrooke-UdeS.
Porte-parole du parti Québec Solidaire-QS en matière d'éducation post-secondaire au cours de la campagne électorale provinciale (mars 2018-).
Membre du conseil d'administration de la Société d'histoire de Sherbrooke.
En décembre 2019, elle et sa collègue Nathalie Roy, sont victimes de messages haineux reçus en ligne.
Les deux femmes ont porté plainte à la police ; l'enquête a été confiée à la Sûreté du Québec-SQ.
En août 2021, elle est leader parlementaire du parti Québec Solidaire-QS à l'Assemblée nationale du Québec.
Candidate du parti Québec Solidaire-QS de Gaspé défaite aux élections générales du 3 octobre 2022.

Texte de Mylène Crête
Correspondante parlementaire de La Presse à Québec:

17 décembre 2019
Québec
Deux députées de l'Assemblée nationale se sont adressées à la police après avoir été la cible de messages haineux en ligne. La ministre de la Culture et des Communications, Nathalie Ro, a fait un signalement à la Sûreté du Québec (SQ) vendredi après avoir reçu des menaces, tandis que la députée de Québec solidaire Christine Labrie a déposé deux plaintes à la police de Sherbrooke le même jour, l'une pour harcèlement et l'autre pour des menaces.
« On était face à deux situations qui vraiment dépassaient les limites du raisonnable, a expliqué Mme Labrie en entrevue au Devoir. Je n'entrerai pas dans le détail du contenu des plaintes, mais on n'était pas dans les insultes ici. Dans l'un des deux cas, il y avait vraiment des propos violents démesurés envers les femmes en général et dans l'autre cas, c'est un acharnement. »
L'un des messages était anonyme, l'autre non. Elle a reçu le message violent le lendemain de sa prise de parole au Salon bleu le 27 novembre pour dénoncer la cyberintimidation dont sont victimes les élues. Les députés de tous les partis avaient alors adopté la motion de la caquiste Chantal Soucy pour que l'Assemblée nationale reconnaisse ce phénomène.
Madame Labrie, la députée du parti Québec solidaire avait d'abord choisi de faire fi des messages haineux qu'elle recevait depuis un an, puis elle s'est ravisée en voyant que cette stratégie avait peu d'effet. « Il faut prendre les moyens nécessaires pour que les gens ne se sentent plus autorisés à envoyer des messages comme ça aux gens, a-t-elle dit. [...] Je pense qu'il y a des gens qui vont faire un peu plus attention et qui vont y penser à deux fois. »

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