Geoffroy (Pierre-Paul)

Un article de la La Mémoire du Québec (2022).

  • Étudiant au Collège Sainte-Marie de Montréal et homme de métier (imprimeur) né en 1944 (25 juillet 1944) à Berthierville.

Militant du Rassemblement pour l'indépendance nationale-RIN qui s'est engagé dans le Front de libération du Québec-FLQ.
Cadet d'une famille de trois enfants, il est le frère de Jacques Geoffroy2, ancien journaliste et auteur, et l'oncle de l'éditeur et journaliste Nicolas Langelier.
Il adhère au Rassemblement pour l'indépendance nationale en 1964 ou il devient secrétaire de l'exécutif local1. Il obtient sa carte de compétence comme artisan-imprimeur à l'École des Arts graphiques de Montréal puis s'inscrit en science politique au collège Sainte-Marie1.
Le 27 février 1968, il est arrêté et brutalisé lors d'une manifestation de solidarité avec les travailleurs de l'usine de Seven-Up qui sont en grève.
En mai 1968, une bombe est déposée à l'Usine de la manufacture de liqueur Seven-Up à Mont-Royal ; c'est le premier d'une série d'attentats à la bombe attribués au réseau de Pierre-Paul Geoffroy, la plupart pour appuyer des groupes de travailleurs en conflit ;
Chef d'un réseau du Front de libération du Québec-FLQ appréhendé le 4 mars 1969.
Le 27 mai 1968, le Comité Vallières-Gagnon organise un spectacle intitulé «Chansons et Poèmes de la résistance» pour venir en aide aux prisonniers dits politiques du FLQ ; Les personnalités suivantes du monde du spectacle au Québec participent à la présentation :
Robert Charlebois, Clémence Desrochers, Georges Dor, Jean Duceppe, Raoul Duguay, Louise Forestier, Claude Gauvreau, Pauline Julien, Michèle Lalonde (qui crée Speak White) , Tex Lecor, Raymond Lévesque, Gaston Miron et le quatuor Jazz libre du Québec etc.
Des représentations de ce spectacle seront, plus tard données à Québec, Trois-Rivières, Sherbrooke et Hull.
Une nouvelle édition sera présentée en février 1969 avec notamment Yvon Deschamps.
Ces spectacles contribueront à populariser la cause des prisonniers.
De mai 1968 à mars 1969, le réseau felquiste qu'il dirige se signale par plusieurs attentats à la bombe, dont celui à la Tour de la Bourse de Montréal, le 13 février 1969, qui fait 27 blessés et des milliers de dollars en dommages4.
Le 4 mars 1969, lors d'une perquisition de routine dans l'appartement de Geoffroy, environ 200 bâtons de dynamite, une centaine de détonateurs et deux bombes non amorcées sont trouvés.
Geoffroy avouera son implication dans une quinzaine d'attentats à la bombe mais refuse de donner le nom des autres membres du réseau.
Il est accusé de 31 attentats à la bombe perpétrés au cours de 1968 et au début de 1969. Pour protéger ses camarades, il plaide coupable aux 129 chefs d'accusation déposés contre lui et est condamné à 124 peines d'emprisonnement à perpétuité, un record dans le Commonwealth.
Il sera l'un des 23 détenus dont le FLQ demande la libération en échange de celle du diplomate James Richard Cross8.
Après 12 ans d'incarcération, il est libéré sous conditions le 15 février 1986.

Ayant reconnu sa culpabilité relativement à 129 actes d'accusation, dont 31 d'attentat à la bombe perpétrés au cours de 1968 et au début de 1969, il est condamné à 124 peines d'emprisonnement à perpétuité.
Il est lun des 23 détenus dont le Front de Libération du Québec-FLQ demande la libération en échange de celle de James Richard Cross en 1970.
Libéré sous condition le 15 février 1981.

Voir Québec (province). Crises. Crise d'octobre 1970.

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